Brusquement des hommes et des
femmes méritants tout droits venus d'Administraturie ont décidé "m'aider" concernant le dossier scolaire de La Petite Fille. Peut être aurais je droit à la nationalité Administraturienne
si je réponds favorablement aux critères...? D'après eux, j'ai vraisemblablement dû oublier d'allumer la lumière (ça n'est pas faux, voilà 10 ans que je tâtonne dans le noir à peu près seule), car une psychologue me demande de faire "éclairer mes choix" (je cite) par une autre psychologue.
Bin voyons.
Je suppose que cette dernière aura pour mission de me décourager en me faisant comprendre que mon choix ne conviendra pas, que la voie est trop difficile pour La Petite Fille, et que de ce fait Telle Voie Administraturienne lui conviendra mieux.
Mais depuis quand une psychologue qui ne connaît ni ma fille, ni d'où elle vient, ni sa vie, ni la manière dont je m'y prends, ni même ses handicaps, pourrait mieux définir que moi l'endroit où elle s'épanouira et continuera à devenir ?
Je prends quand même RV, j'ai besoin de savoir très vite vers quoi me retourner... RV qui n'aura pas lieu avant un mois... J'ose exprimer mon étonnement, et supposer fielleusement et à voix haute qu' "on" ne s'y prendrait pas autrement si "on" voulait que mon dossier arrive trop tard dans un collège pour être validé...
"On" me dit que je me trompe... que l'agressivité et le mauvais esprit n'ont jamais fait avancer les choses.
Certes certes, mais le blabla standart non plus.
Puis "on" me confie :
- "comme vous avez raison, moi ça fait 10 ans ! Un peu plus, donc, que le temps de tourner la feuille d'un dossier pour passer au suivant".
Pas pu m'en empêcher.
Les psychologues n'arrivent pas à réaliser qu'un enfant avec handicap, et à fortiori avec handicapS dont l'autisme peut espérer survivre à une scolarité ordinaire, et encore moins la suivre... A chaque fois ça leur semble évident de nous faire aller sur des voies standards, où La Petite Fille ne sera pas "en souffrance" et la pression pas trop forte. Parce qu'évidemment, nous brutalisons psychologiquement notre enfant en le forçant à être avec les Zordinaires, lui faisant subir d'infâmes pressions.
Mais comprennent-ils que cette pression sera toujours et partout, chez un autiste, tant qu'il y a des moments incompris.
Que ces moments d'inquiétude extrême ne sont pas dus à une maltraitance psychologique que moi ou son milieu exerceraient volontairement ou non sur elle .
Que cette inxiété (angoisse, disent-ils) est le résultat de l'intégration, certes, et j'en conviens facilement, mais le résultat nécessaire.
Comme ma fille serait mieux dans un endroit fait pour des enfants "comme elle", où on ne lui demanderait pas grand chose, où elle pourrait s'adonner sans fin à ses stéréotypies, rester dans son coin sans rien apprendre,ni comprendre, privée de tout ce qui lui permet actuellement de se construire une pensée et une réflexion !
Comprendra t-elle, cette psychologue, que je ne me fais pas plaisir en mettant mon enfant avec des enfants normaux, mais qu'il est vital pour ma fille qu'il en soit ainsi ?


dites moi !